Publications 18.05.2020

[COVID-19] Dispositions de droit social de l'ordonnance n° 2020-560 du 13 mai 2020 fixant les délais applicables à diverses procédures pendant la période d’urgence sanitaire

L’ordonnance du 13 mai 2020 vise à « neutraliser l’impact de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire sur la suspension ou le report des élections professionnelles dans les entreprises ».

Information à jour, à date de publication de cet article

Nous vous proposons de retrouver les principales règles de droit social applicables aux entreprises commerciales de droit privé impactées par l’ordonnance n°2020-560 du 13 mai 2020 fixant les délais applicables à diverses procédures pendant la période d’urgence sanitaire.

Terme de la suspension des délais juridictionnels et administratifs

L’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période a instauré un dispositif de report de divers délais et dates d’échéance et ainsi défini une « période juridiquement protégée ». Cette dernière a débuté le 12 mars 2020 et devait s’achever à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire, soit initialement le 23 juin à minuit.

Or, la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 est venue proroger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet 2020 inclus, nonobstant l’allégement des mesures de confinement depuis le 11 mai et la reprise corrélative de l’activité économique.

Afin d’éviter un report de la date de fin de la « période juridiquement protégée », l’article 1er de l’ordonnance n° 2020-560 du 13 mai 2020 modifie l’ordonnance n° 2020-306 susvisée et fige au 23 juin 2020 à minuit la date d’achèvement de ladite période.

Ainsi, à compter du 23 juin 2020 à minuit, les différents délais juridictionnels ou administratifs recommenceront à courir.

Le rapport au Président de la République nous éclaire sur l’objectif du texte :

« Dans un souci de sécurité juridique, le choix a été fait de retenir la date du 23 juin à minuit, car elle correspond à la date qu'avaient anticipé tous les acteurs, compte tenu des dispositions de l'article 4 de la loi d'urgence précitée qui avait déclaré l'état d'urgence sanitaire pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 23 mai minuit, et de la définition de la période juridiquement protégée par l'ordonnance n° 2020-306 (fin de l'état d'urgence sanitaire + 1 mois) ».

Terme de la suspension ou du report des élections professionnelles

L’ordonnance du 13 mai 2020 vise à « neutraliser l'impact de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire sur la suspension ou le report des élections professionnelles dans les entreprises ».

En effet, l'ordonnance n° 2020-389 du 1er avril 2020 avait prévu :

  • D’une part, la suspension des processus électoraux en cours jusqu'à un délai de trois mois à compter de la fin de l'état d'urgence sanitaire
  • D'autre part, le report des processus électoraux à engager, ceux-ci devant être déclenchés dans un délai de trois mois à compter de la fin de l'état d'urgence sanitaire.

Au regard du terme initial de l'état d'urgence sanitaire, les processus électoraux en cours devaient donc reprendre à compter du 24 août 2020 et les processus électoraux à engager devaient l'être entre le 24 mai et le 24 août 2020.

La prolongation de l'état d'urgence sanitaire aurait dû entraîner mécaniquement un report de la reprise des élections professionnelles.

Toutefois, l’article 9 de l’ordonnance n° 2020-560 du 13 mai 2020 vient modifier les articles 1 et 2 de l'ordonnance n°2020-389 du 1er avril 2020 pour faire échec à ce mécanisme de report afin que les élections puissent intervenir avant le 31 décembre 2020.

En pratique, deux cas de figure peuvent se présenter :

  • L’employeur aurait légalement dû engager le processus électoral visant à mettre en place un CSE avant le 3 avril 2020 ou entre le 3 avril et le 31 août 2020 inclus : Le processus électoral doit être engagé par l'employeur à une date qu'il fixe librement entre le 24 mai 2020 et le 31 août 2020 inclus
  • L’employeur a engagé le processus électoral légalement imposé avant le 12 mars 2020 : Le processus électoral en cours est suspendu jusqu'au 31 août 2020 inclus.

Il convient de noter que l’ordonnance vient simplifier les échéances en remplaçant la date du 24 août 2020 par celle du 31 août 2020.


[1]: en vertu des dispositions des articles L.2311-2 (CSE dans les entreprises d'au moins 11 salariés), L.2314-8 (mise en place de la procédure à la demande d'un salarié ou d'une OS) ou L.2314-10 (cas des élections partielles) du Code du travail

L'équipe

Ilias
Dhaou

Avocat

Lire la suite

Jean-François
Defudes

Associé

Lire la suite

Louise
Legrand

Avocat

Lire la suite

Louise
Bras

Avocat

Lire la suite

Gauthier
Pinabiaux

Avocat

Lire la suite

Alexandra
Coeur

Avocat

Lire la suite

Tessa
Serant

Avocat

Lire la suite

Amandine
Racé

Avocat

Lire la suite

Geoffroy
Tourin

Avocat

Lire la suite

Lucas
Villain

Avocat

Lire la suite

Mathilde
Mouret

Avocat

Lire la suite

Louis
Bertrand

Avocat

Lire la suite

Julie
Mottier Mugnier

Avocat

Lire la suite

Hanna
Gonod

Avocat

Lire la suite

Lucie
Lavergne

Avocat

Lire la suite

Emilie
De Ruyffelaere

Avocat

Lire la suite

Pauline
Fournier Lesvenan

Avocat

Lire la suite

Léa
Delorme

Avocat

Lire la suite

Elisa
Messmer

Avocat

Lire la suite

Marine
Ollagnon

Avocat

Lire la suite

Martin
Wartelle

Avocat

Lire la suite

Marie
Delmotte

Avocat senior

Lire la suite

Jean-Marie
Tocchio

Associé

Lire la suite

Laurence
Moisy

Juriste

Lire la suite

Alice
Bauw

Juriste

Lire la suite

Elodie
Tournier

Avocat senior

Lire la suite

Jérémie
Boublil

Associé

Lire la suite

François
Vibert

Counsel

Lire la suite

Dimitri
Nadelgaft

Avocat senior

Lire la suite

Mathias
Clouye

Avocat

Lire la suite

Philippe
Larivière

Associé

Lire la suite

Lise-Aure
Jourdain

Counsel

Lire la suite

Mathieu
Bizet

Avocat senior

Lire la suite

Adrien
Morisse

Avocat senior

Lire la suite

Jérôme
Granotier

Associé

Lire la suite

Rachel
Devidal

Counsel

Lire la suite

Delphine
Nowak

Associé

Lire la suite

Edouard
De Limairac

Associé

Lire la suite

Quentin
Keraval

Avocat senior

Lire la suite

Caroline
Cazaux

Associé

Lire la suite

Tanguy
Nazaret

Avocat senior

Lire la suite

Charles-Eric
Thoor

Associé

Lire la suite

Matthieu
Bultel

Associé

Lire la suite

Victoria
Stoop

Avocat

Lire la suite

Virginie
Brault-Scaillet

Associé

Lire la suite

Thomas
Nogris

Avocat senior

Lire la suite

Isabelle
Fokapu

Avocat

Lire la suite

Mounira
Matouk

Avocat

Lire la suite

Nadège
Ollier

Avocat senior

Lire la suite

Marie-Charlotte
Diriart

Associé

Lire la suite

Clémence
Desplancke

Avocat senior

Lire la suite

Paul
Camille

Avocat

Lire la suite

Guillaume
Douillard

Associé

Lire la suite

Pierre-Emmanuel
Scherrer

Associé

Lire la suite

Audrey
Bueche

Avocat senior

Lire la suite

François
Vignalou

Associé

Lire la suite

Tanguy
Dubly

Associé

Lire la suite

Martin
Charron

Avocat senior

Lire la suite

Ondine
Prévoteau

Associé

Lire la suite

Barbara
Bertholet

Associé

Lire la suite

Félicien
Hyest

Associé

Lire la suite

Laetitia
Benoit

Associé

Lire la suite

Axel
Gohaud

Avocat

Lire la suite

Nicolas
Moreau

Associé

Lire la suite

Neil
Robertson

Associé

Lire la suite

Delphine
Tagand

Counsel

Lire la suite

Sophie
Frantzen-Bourez

Avocat

Lire la suite

Justine
Langer

Counsel

Lire la suite

Louis
Vallet

Associé

Lire la suite

Alexandre
Ghesquière

Associé

Lire la suite

Taous
Mabed

Associé

Lire la suite

Sébastien
Pinot

Associé

Lire la suite

Antoine
Arminjon

Associé

Lire la suite

Julien
Lecat

Associé

Lire la suite

Serge
Rastorgoueff

Associé

Lire la suite

Victor
Brouard

Avocat

Lire la suite

Alain
Vamour

Associé

Lire la suite

Benjamin
Mourot

Associé

Lire la suite

Paul
Brisset

Associé

Lire la suite

Alban
Van de Vyver

Associé

Lire la suite

Antoine
Benoit

Associé

Lire la suite

Adèle
Durupt

Avocat senior

Lire la suite

Frédéric
Coulon

Associé

Lire la suite

Découvrir les actualités :