Le CIO a officiellement adopté, le 26 mars 2026, une nouvelle politique relative à la « protection de la catégorie féminine dans le sport olympique ».
Cette réforme, applicable dès les Jeux olympiques de Los Angeles 2028(1), limite désormais l’accès aux compétitions féminines selon un critère fondé sur le dépistage du gène SRY, marqueur associé au chromosome masculin Y(2).
Cette décision constitue une rupture majeure avec l’approche consacrée par le CIO en 2021. Elle traduit, d’une part, le retour des tests de féminité dans le sport olympique (I) et ravive, d’autre part, le débat entre équité sportive et droits fondamentaux (II).
Le retour des tests de féminité dans le sport olympique
Le CIO affirme ainsi vouloir instaurer un cadre mondial harmonisé reposant sur des standards « scientifiques et médicales communs » destinées à garantir « l’équité, la sécurité et l’intégrité » des compétitions féminines.
L’organisation estime que les avantages physiologiques liés au développement masculin notamment en matière de puissance, de masse musculaire, de capacité cardiovasculaire ou de densité osseuse créent une différence de performance durable dans les sports de haut niveau.
Le dispositif retenu prévoit un test génétique unique (« once-in-a-lifetime test ») visant à détecter la présence du gène SRY. Selon le CIO, ce test pourrait être réalisé via un prélèvement salivaire, sanguin ou buccal et constituerait la méthode «* la moins intrusive* » actuellement disponible(3).
Une réforme source de vives controverses juridiques et éthiques
La réforme a suscité de nombreuses réactions critiques. Plusieurs observateurs évoquent un « retour en arrière », rappelant que les tests de féminité avaient été abandonnés dans les années 1990 en raison des controverses scientifiques et des risques de discrimination qu’ils soulevaient. Le ministère français des Sports a fait part de sa préoccupation(4).
À l’inverse, certains dirigeants sportifs soutiennent ouvertement cette orientation. Le président de la Fédération internationale d’athlétisme Sebastian Coe a notamment salué une décision destinée à « protéger le sport féminin », estimant que la crédibilité des compétitions féminines reposait sur une distinction claire fondée sur le sexe biologique(5).
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