Chacun constate l'état économique catastrophique du secteur immobilier.
En l'absence de demandes de logements neufs, toute la chaîne économique est grippée, des agences d'architecture, concepteurs de projets, aux entreprises de second œuvre et de maintenance, en passant par les agences immobilières, le notariat, et surtout les promoteurs, évidemment.
Avec 370 000 logements autorisés (soit une baisse annuelle de 11 %), et 270 000 mis en chantier en 2025 (soit une baisse de 22 %), l'effet du prêt à taux zéro ne suffit pas à redresser la barre et à répondre aux besoins de logements neufs.
Pourtant, le financement bancaire ne manque pas et l'évolution des taux de prêt n'est pas non plus un frein.
De même, l'apport que constitue la vente du logement quitté, redevient assez stable, les prix dans l'ancien, ayant repris une courbe haussière.
La demande de logements à construire reste néanmoins dramatiquement faible, en l'absence de cadre incitatif pour les investisseurs privés (à petite ou grande échelle), qui représentent normalement 75 % de ventes des promoteurs, en agglomération.
La fin du Pinel est la cause directe de la crise, et l'espoir du statut de « bailleur privé », permettant l'amortissement du bien locatif, vient d'être sabordé par le Sénat.
Après l'essoufflement de la demande de logements collectifs, la fin annoncée des ventes « en bloc » aux bailleurs sociaux aussi désargentés, la demande de logements individuels a repris des couleurs, la maison étant « le dernier refuge » patrimonial.
Si les contraintes du « zéro artificialisation nette » peuvent être raisonnablement assouplies, l'embellie se poursuivra en 2026.
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